Comment se passe une IRM genou du point de vue du patient étape par étape
Quand on me demande à quoi ressemble une IRM du genou, je repense toujours à la première fois où j’ai accompagné un patient un peu anxieux, carnet sur les genoux, les mains crispées sur son téléphone. C’est très courant d’avoir plein de questions ! En réalité, l’examen est certes impressionnant au début, mais il suit un protocole assez rassurant, comme une petite routine.
D’abord, on vous accueille à l’accueil du centre et on vérifie votre identité, votre ordonnance, et parfois vos antécédents (allergies notamment). On vous propose ensuite d’enlever tout ce qui contient du métal : bijoux, ceinture, montre… Eh oui, même la barrette dans les cheveux ! J’avoue, j’oublie souvent la mienne quand je vais faire une IRM moi-même, c’est le running-gag avec les manipulateurs.
Vous passez ensuite dans une cabine pour vous changer, souvent on vous demande de garder juste sous-vêtements et t-shirt (sans agrafe métallique). Ensuite, direction la salle d’examen. Le manipulateur vous explique tout ce qui va se passer : il va positionner votre jambe dans une grande bobine, un peu comme une coque qui entoure le genou. On vous installe sur la table, avec des coussins pour bien caler la jambe.
La table glisse alors doucement dans le tunnel de l’IRM. Contrairement à certaines idées reçues, pour une IRM du genou, seule la partie inférieure du corps entre dans le tunnel, la tête reste souvent à l’extérieur. On vous remet une sonnette pour appeler en cas de souci. La machine fait du bruit (beaucoup !), mais on vous donne un casque ou des bouchons d’oreilles. Puis, il n’y a plus qu’à rester immobile pendant l’examen, qui dure entre 15 et 30 minutes.
À la fin, le manipulateur vous aide à sortir, vous pouvez vous rhabiller et récupérer vos affaires. Les images partent ensuite au radiologue, qui les analysera.
Les principales indications médicales pour réaliser une IRM du genou
On ne passe pas une IRM du genou juste « pour voir ». D’expérience, les médecins la prescrivent pour des raisons bien précises. J’ai vu beaucoup de profils différents : le sportif du dimanche qui s’est fait un mauvais tacle au foot, la collègue qui s’est tordu le genou en descendant du bus, ou encore la personne qui a mal au genou sans qu’on comprenne pourquoi depuis des semaines.
Les indications principales, ce sont :
- Les suspicions de lésion des ligaments (croisés, latéraux, etc.), souvent après un traumatisme ou une entorse.
- Le bilan de douleurs persistantes, quand la radio ou l’échographie ne montrent rien d’évident.
- La recherche de lésions du ménisque, très fréquentes chez les sportifs ou avec l’âge.
- L’exploration d’un gonflement inexpliqué, d’un épanchement de liquide, ou de phénomènes inflammatoires.
- Le suivi de certaines pathologies chroniques comme l’arthrose, ou l’évaluation avant une éventuelle chirurgie.
Dans certaines situations, le médecin peut demander une injection de produit de contraste (gadolinium) pour mieux visualiser certaines structures. On vous prévient alors à l’avance, et ce n’est pas systématique.
Les consignes à suivre avant une IRM genou pour une préparation optimale

Avant de passer une IRM du genou, il y a quelques petites choses à anticiper pour que tout se passe sans accroc. Voici les principales consignes que je donne souvent (tout en essayant de ne pas me faire croquer mon carnet de notes par mon chat) :
- Signalez toujours si vous portez un pacemaker, un implant métallique, une valve cardiaque, des clips chirurgicaux ou si vous êtes enceinte (même en début de grossesse).
- Enlevez tous les objets métalliques (bijoux, piercing, montre, barrettes, lunettes, soutien-gorge à armatures, etc.) avant de vous présenter en salle d’examen.
- Venez à l’heure, voire un peu en avance, pour remplir les documents administratifs tranquillement (et éviter de courir, ce qui n’aide pas le genou !).
- Habillez-vous simplement, idéalement avec des vêtements sans fermeture éclair ni bouton métallique. Certains centres prêtent une blouse si besoin.
- Prenez vos anciens examens (radios, IRM précédentes, compte-rendus) : cela aide le radiologue à comparer et affiner son diagnostic.
- Pas besoin d’être à jeun, sauf consigne médicale particulière (rare pour une IRM du genou).
- Si une injection de contraste est prévue, indiquez vos antécédents d’allergie ou d’insuffisance rénale.
- Restez détendu : un bon carré de chocolat noir, une respiration lente, et tout ira bien (ça, c’est mon astuce perso pour l’attente).
Les sensations courantes et le déroulement pratique pendant une IRM genou
Si je devais résumer l’IRM du genou en termes de sensations, je dirais : un peu bruyant, parfois long… mais pas douloureux du tout. Beaucoup de personnes sont surprises de voir à quel point c’est indolore. On ressent surtout le contact de la coque autour du genou, parfois la fraîcheur de la pièce (prévoyez un pull léger si vous êtes frileux, c’est mon conseil de grande frileuse).
Le plus « original » dans une IRM, c’est le bruit : la machine fait des séries de claquements, de tambours, de vibrations… Au début, ça surprend, puis on s’y habitue. J’ai déjà vu des patients assez zen s’endormir pendant l’examen ! Pour d’autres, c’est plus difficile de rester immobile longtemps. Si jamais vous sentez que la position devient inconfortable, n’hésitez pas à le signaler avant que ça commence, pour qu’on adapte les cales.
La jambe doit rester bien immobile : chaque mouvement parasite peut brouiller les images. Pour certains, c’est le moment de faire un petit exercice de respiration ou de visualiser un paysage agréable (perso, je pense à la plage, pieds dans le sable, chat sur les genoux…).
En cas d’injection de contraste, le manipulateur préviendra et cela peut piquer un peu, comme une prise de sang. On vérifie régulièrement que tout va bien par l’interphone, et on reste joignable grâce à la sonnette. Bref, rien de bien méchant, juste un moment à patienter !
Les différentes étapes d’une IRM genou et de leur durée moyenne
| Étape de l’IRM genou | Description courte | Durée moyenne ⏱️ | Sensation principale 😌 |
|---|---|---|---|
| Accueil administratif | Vérification identité, papiers, consignes | 5-10 min | Légère attente |
| Préparation et déshabillage | Enlèvement objets métalliques, cabine, consignes | 5-10 min | Léger stress, curiosité |
| Installation sur la table | Positionnement jambe, installation bobine | 5 min | Sensation de froid, immobilité |
| Passage dans le tunnel | Table glisse, casque/bouchons installés | 1-2 min | Surprise, léger bruit |
| Réalisation des séquences IRM | Prises d’images, bruit de la machine | 15-30 min | Bruit, immobilité, patience |
| Sortie et rhabillage | Fin de l’examen, retour cabine, rhabillage | 5 min | Soulagement, détente |
| Attente des résultats | Analyse par le radiologue, remise des images | 10-30 min | Impatience, parfois stress |
Ce tableau reflète ce que j’observe le plus souvent au centre. Parfois, ça va plus vite, parfois il faut patienter un peu, surtout si le radiologue est sollicité. N’hésitez jamais à demander où vous en êtes dans le processus, cela aide à se projeter.
Les recommandations à respecter après une IRM du genou pour un retour à la normale
Après une IRM du genou, la plupart des gens peuvent reprendre leur journée normalement. Pas besoin d’être accompagné, sauf si vous vous sentez un peu vaseux (ce qui est rare). Si vous avez eu une injection de produit de contraste, on recommande parfois de bien s’hydrater dans la journée, histoire d’aider les reins à éliminer le produit. Je conseille souvent de garder une petite bouteille d’eau dans le sac, ça ne mange pas de pain.
Si vous deviez rester longtemps immobile et que votre genou est un peu raide, prenez quelques minutes pour marcher tranquillement avant de vous lancer dans le métro ou la voiture. Les images sont généralement remises tout de suite ou dans la journée, mais le compte-rendu médical peut demander un délai supplémentaire : prenez ça comme une excuse pour vous offrir un café ou un carré de chocolat noir en attendant (ma tradition personnelle après chaque examen médical).
Enfin, si vous ressentez une gêne inhabituelle, des démangeaisons ou un malaise, contactez le centre ou votre médecin. Mais globalement, l’IRM du genou est un examen très sûr, sans suite gênante. Vous pouvez retourner à vos activités, et peut-être vous dire que vous avez pris soin de vous… et de vos genoux !
FAQ ❓
🦵 Comment se passe une IRM du genou étape par étape ?
Une IRM du genou commence par l’accueil et la vérification de votre dossier, puis vous enlevez tous les objets métalliques et vous vous changez. On vous installe ensuite sur la table, la jambe calée, avant de passer dans le tunnel de l’IRM pour 15 à 30 minutes d’examen, durant lesquelles il faut rester immobile. À la fin, vous vous rhabillez et repartez, les images étant analysées par le radiologue.
❓ Pourquoi fait-on une IRM du genou ?
Une IRM du genou est prescrite pour rechercher des lésions des ligaments ou du ménisque, explorer des douleurs persistantes, des gonflements inexpliqués ou suivre certaines pathologies comme l’arthrose. Elle permet d’obtenir des images précises quand les autres examens ne suffisent pas.
📝 Quelles sont les consignes à suivre avant une IRM du genou ?
Il faut signaler tout implant métallique ou grossesse, enlever tous les objets métalliques, venir à l’heure et apporter ses anciens examens. Il n’est généralement pas nécessaire d’être à jeun, et il vaut mieux porter des vêtements sans métal.
🔊 Quelles sensations ressent-on pendant une IRM du genou ?
L’examen n’est pas douloureux, mais il peut être bruyant à cause des sons de la machine. On ressent la coque autour du genou et parfois un peu de fraîcheur, mais il suffit de rester détendu et immobile.
🚶 Que faire après une IRM du genou ?
Après l’IRM, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Si un produit de contraste a été injecté, il est conseillé de bien s’hydrater, et en cas de gêne inhabituelle, il faut prévenir le centre ou son médecin.


