La grande majorité des kinésithérapeutes exercent en profession libérale. Sur le plan comptable, leurs obligations restent limitées par rapport à celles d’une société, mais elles existent. Mal les comprendre peut coûter cher : mauvais choix de régime fiscal, charges non déduites, cotisations surestimées. Voici l’essentiel pour gérer sa comptabilité sereinement.
Le régime fiscal du kiné libéral : le BNC
Lorsqu’un kinésithérapeute s’installe en libéral, ses revenus relèvent de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Il est soumis à l’impôt sur le revenu et peut choisir entre deux régimes fiscaux selon son niveau de recettes.
À noter : les actes de masso-kinésithérapie sont exonérés de TVA en vertu de l’article 261 du Code général des impôts. Un kiné libéral ne facture donc pas de TVA à ses patients et ne peut pas la récupérer sur ses achats professionnels.
Micro-BNC ou déclaration contrôlée : lequel choisir ?
Le régime micro-BNC
Ce régime s’applique par défaut tant que les recettes annuelles ne dépassent pas 83 600 € (seuil revu à la hausse par la loi de finances 2026 pour les revenus 2026 à 2028, contre 77 700 € auparavant). La comptabilité est très allégée : il suffit de tenir un livre des recettes et de déclarer son chiffre d’affaires sur le formulaire 2042 C PRO chaque année en avril ou mai.
L’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 34 % sur les recettes. Le kiné est donc imposé sur 66 % de ses honoraires, l’administration estimant que ce tiers couvre les charges professionnelles. Ce régime est avantageux uniquement si les charges réelles représentent moins de 34 % du chiffre d’affaires, ce qui est rarement le cas : selon les statistiques UNASA, les charges d’un kiné titulaire représentent en moyenne environ 52 % de son CA.
La déclaration contrôlée
Au-delà du seuil, ou sur option volontaire, le kiné bascule en déclaration contrôlée. Il doit alors tenir un livre-journal des recettes et des dépenses, un registre des immobilisations et amortissements, et déposer chaque année la déclaration 2035, à transmettre aux alentours du 15 mai.
Ce régime est plus exigeant, mais souvent bien plus avantageux : il permet de déduire l’ensemble des charges réelles (loyer du cabinet, cotisations sociales, assurances, frais de déplacement, matériel, formations, logiciels…). Le bénéfice imposable est alors calculé ainsi : recettes encaissées moins charges déductibles.
Les cotisations sociales : URSSAF et CARPIMKO
En tant que kiné libéral, les cotisations sociales obligatoires comprennent les cotisations URSSAF (assurance maladie, allocations familiales, CSG/CRDS) et les cotisations à la CARPIMKO, la caisse de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux libéraux. L’affiliation à la CARPIMKO est obligatoire dès le premier acte libéral.
La CARPIMKO couvre quatre régimes : retraite de base, retraite complémentaire, avantage social vieillesse (ASV, uniquement pour les kinés conventionnés) et invalidité-décès. Ces cotisations sont intégralement déductibles du bénéfice en déclaration contrôlée, ce qui constitue un avantage fiscal non négligeable.
Indy pour gérer sa comptabilité en libéral
Indy s’adapte aux deux régimes fiscaux. En micro-BNC, le logiciel suit vos recettes et prépare votre déclaration en quelques clics. En déclaration contrôlée, il automatise la synchronisation bancaire, la catégorisation des dépenses et la génération de la 2035. Une solution pensée pour les professions libérales, qui réduit le risque d’erreur et allège considérablement la charge administrative au moment des échéances fiscales.


